The Project Gutenberg EBook of Quelques Recherches sur le tombeau de
Virgile au mont Pausilipe (1840), by Gabriel Peignot

This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with
almost no restrictions whatsoever.  You may copy it, give it away or
re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included
with this eBook or online at www.gutenberg.org


Title: Quelques Recherches sur le tombeau de Virgile au mont Pausilipe (1840)

Author: Gabriel Peignot

Release Date: January 25, 2006 [EBook #17602]

Language: French

Character set encoding: ISO-8859-1

*** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK QUELUQUE RECHERCHES ***




Produced by Zoran Stefanovic, Eric Vautier and the Online
Distributed Proofreaders Europe at http://dp.rastko.net.
This file was produced from images generously made available
by the Bibliothque nationale de France (BnF/Gallica)






QUELQUES RECHERCHES
SUR
LE TOMBEAU DE VIRGILE
AU MONT PAUSILIPE

PAR G. PEIGNOT

CHEZ VICTOR LAGIER, LIB.-DITEUR, DIJON.

1840

       *       *       *       *       *

*Mmoire lu  l'Acadmie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon,
dans la Sance publique du 17 aot 1840.*

       *       *       *       *       *

*MESSIEURS*,

Un rameau du laurier qui ombrage le tombeau de Virgile prs de Naples,
m'tant dernirement parvenu, j'ai cru devoir faire quelques recherches
sur l'histoire de ce tombeau dont on parle beaucoup, mais qu'en ralit
l'on connat peu, parce qu'aucun crivain, du moins que je sache, ne
s'en est occup spcialement. Comme ce sujet rappelle le souvenir de
l'un des plus beaux gnies de l'antiquit, il m'a sembl que le rsultat
de ces recherches ne serait peut-tre pas indigne de fixer un instant
votre attention; je me hasarde donc, Messieurs,  vous faire part de ce
faible travail, et  prier l'Acadmie d'en agrer l'hommage.

Dans cet opuscule, j'exposerai en premier lieu les opinions des savants
sur l'origine du tombeau de Virgile; je parlerai ensuite de certains
plerinages dont il a t l'objet, et du laurier merveilleux qui le
couvre; enfin je terminerai par le rcit de quelques honneurs
particuliers rendus  la mmoire du divin pote.

Voyons d'abord si le vieux monument dont il existe encore une partie en
ruine sur le revers du mont Pausilipe,  l'entre du chemin souterrain
qui conduit de Naples  Pouzzol[1], est rellement le tombeau de
Virgile. Quoique la tradition lui ait constamment donn ce nom, la chose
n'en est pas moins douteuse et la question assez difficile  rsoudre,
car si rien ne prouve que ce soit vritablement le tombeau du pote, il
faut convenir aussi que rien ne prouve le contraire. On pourrait
peut-tre pencher pour l'affirmative, d'aprs les dtails rapports dans
une _Vie de Virgile_ qui date du IVe sicle[2], et o il est dit que ce
grand homme, revenant d'Athnes, mourut  Brindes, sous le consulat de
C. Sentius et de Q. Lucretius, le 10 des calendes d'octobre,
c'est--dire le 22 septemb. de l'an 19 av. J.C.[3]. L'auteur nous
apprend ensuite que peu de jours avant sa mort, Virgile avait exig par
l'une des clauses de son testament[4] que son corps fut transport de
Brindes  Naples; ce qui fut excut non seulement en vertu de cette
clause, mais par un ordre exprs d'Auguste; enfin le biographe ajoute
que les cendres du pote furent dposes sur le chemin de Pouzzol, prs
de la seconde pierre militaire, _sepulta fure ossa in vid puteolan
intr lapidem secundum_. Or cet emplacement dsign par _intra lapidem
secundum_, annonce une distance qui s'accorde assez bien avec celle qui
spare Naples du vieux monument dont les restes subsistent encore. Voil
une premire induction en faveur de l'opinion qui place l le mausole
de Virgile. Mais bien plus, ce monument dont l'intrieur annonce un
vritable tombeau, est, ainsi qu'on le voit par ses dbris, revtu en
_mattoni_, ou briques en losanges, sorte de construction romaine qui, au
dire de tous les antiquaires, tait en usage du temps d'Auguste.
Ajoutons que Silius Italicus, pote du premier sicle de l're vulgaire,
avait ft acquisition du lieu o reposaient les cendres de Virgile sur
le chemin de Pouzzol, qu'il fit des rparations  ce mausole et qu'il
s'y rendait comme  un temple. Rien ne rpugnerait donc  penser que le
vieux monument qui nous occupe, remontant  des temps peu loigns de la
mort du pote, pourrait bien tre rellement son tombeau. Cependant
quelques savants modernes, et entre autres Cluvier, dans son _Italia
antiqua_, lib. IV, c. 3, p. 1153, prtendent que les restes de Virgile
n'ont point t dposs au mont Pausilipe, et qu'il faut chercher leur
emplacement  l'orient de Naples dans le voisinage du Vsuve; ils
s'taient de ce passage de Stace:

... Maronei sedens in margine templi,
Sumo animum ac magni tumulis accanto magistri...
... Fractas ubi Vesbius egerit undas.

Le pied du Vsuve aurait donc t dpositaire des cendres de notre
pote. Cette opinion a t partage par Addison et par plusieurs autres
crivains. Il est encore un autre objet qui pourrait faire douter que le
monument actuel ft le tombeau de Virgile; c'est l'aspect de son
intrieur. L'abb Romanelli, antiquaire napolitain, mort en 1819, nous
en a donn la description: Le tombeau, dit-il, est maintenant dtrior,
mais l'intrieur est conserv; il consiste en une chambre carre,
surmonte d'une vote en maonnerie grecque; chaque cot de cette
chambre est d'environ 18 palmes[5] de large, et elle porte prs de 15
palmes dans sa plus grande hauteur. Sur les cts, on remarque onze
niches propres  recevoir des urnes spulcrales. Autrefois on en voyait
une en marbre, qui, place au milieu sur une base soutenue par neuf
petites colonnes galement en marbre, renfermait, dit-on, les cendres du
pote. D'aprs cette description de l'abb Romanelli, ces onze niches
annonceraient un lieu de spulture, non pas pour un seul homme, mais
pour une famille entire; c'est ce que les Romains appelaient
_columbarium_; or Virgile tait des environs de Mantoue, et son tombeau
lev prs de Naples n'avait besoin que d'une niche ou d'un autel pour
recevoir son urne; donc le monument avec ses onze niches ne peut tre le
tombeau du pote. Ce raisonnement n'est pas rigoureusement consquent,
car Virgile a pu avoir des amis, des affranchis, des esclaves dvous
qui, en faisant construire son tombeau, auraient pris des prcautions
pour qu'un jour leurs cendres y fussent dposes autour de celles du
grand homme qu'ils avaient tendrement chri.

Quoi qu'il en soit, on peut dire que monument du Pausilipe a t, depuis
les temps les, plus anciens, et est encore aujourd'hui en possession de
l'honneur d'avoir renferm les cendres de Virgile; aucun autre lieu
spcialement dsign dans les environs de Naples ne le lui a disput.
Ptrarque, qui est mort en 1374, dit qu' la fin du sentier obscur,
c'est--dire du chemin souterrain qui conduit de Pouzzol  Naples, ds
que l'on commence  voir clair, on aperoit sur une minence le tombeau
de Virgile, qui est d'un travail fort ancien. On ne faisait donc aucun
doute dans le XIVe sicle et longtemps auparavant, que les cendres de
Virgile ne reposassent dans cet endroit.

Il est fcheux que l'urne qui contenait les cendres du pote ait
disparu, ainsi que sa base. On y voyait crit  l'entour le fameux
distique:

Mantua me genuit, Calabri rapure, tenet nunc
Parthenope: cecini pascua, rora, duces.

Selon l'auteur du IVe sicle, dj cit, c'est Virgile lui-mme qui, sur
le point de mourir, a compos cette pitaphe: _extrem valetudine hoc
sibi epitaphium fecit_, et peu aprs le biographe ajoute que ce distique
fut inscrit sur le tombeau du pote: _suoque sepulcro id distichon quod
fecerat, inscriptum est_[6]. Si cette inscription subsistait encore, on
pourrait en comparer les caractres avec ceux qui sont employs dans
d'autres inscriptions du temps d'Auguste; mais elle a disparu. Le
dernier savant italien qui prtend l'avoir vue, est Pietro de Stephano,
qui l'affirme dans sa _Descrizione de' laoghi pi sacri della cit di
Napoli_; 1560, in-4. Il en est de mme d'Alphonse de Heredia, vque
d'Ariano, mentionn par le Cappacio, dans son _Historia puteolana_; il
assure galement l'avoir encore vue. Ds-lors l'intrieur du monument a
t dpouill de l'urne, de la base qui la soutenait et des neuf petites
colonnes. Cette disparition date donc du XVIe sicle.

Quelques-uns pensent que les Napolitains, craignant que les ossements du
pote ne leur fussent drobs, les ont fait mettre sous terre dans le
Chteau neuf; Jean Villani, chroniqueur napolitain, n'est point de cet
avis; il croit que l'urne a t porte  Mantoue; Alphonse de Heredia,
que nous avons dj cit, dit que c'est  Gnes; d'autres prtendent
que les Lombards l'ont enleve. Mais ces diverses assertions sont
dnues de preuves. Il rsulte de cette disparition que le tombeau
n'offre plus le mme intrt qu'autrefois, ni la mme magnificence;
l'intrieur a t totalement nglig, et l'extrieur tombe en ruine.
Montfaucon, qui crivait au commencement du XVIIIe sicle, dit: On
trouve encore aujourd'hui du cot de la montagne, vis--vis l'entre du
mausole, un marbre  demi dterr sur lequel sont gravs ces deux vers:

Qui cineres? tumuli haec vestigia? conditur olim
Ille hoc qui cecinit pascua, rura, duces.

Un crivain plus moderne assure que cette inscription portant la date de
1504, a succd  l'ancienne _Mantua me genuit_, etc., qui a t
enleve, dit-on, par un anglais; et cet enlvement suggre  l'auteur
cette judicieuse rflexion: Je ne sais pas de quel prix peut tre une
telle antiquit lorsqu'elle est dplace, et si le plaisir de la
possession peut se faire pardonner la criminelle dgradation d'un
monument sur lequel elle donnait sinon des certitudes, au moins de
prcieuses probabilits.

Mais il est temps d'arriver  l'histoire des lauriers qui ont
constamment ombrag le tombeau de Virgile, et que, par cette raison,
l'on a regards comme merveilleux; aussi les potes napolitains les
ont-ils clbrs  l'envi, mais leurs chants nous instruiraient peu sous
le rapport historique; recourons plutt aux crivains et aux voyageurs,
qui dans leurs relations n'ont pas nglig cet embellissement naturel du
monument qui nous occupe. Quoique leurs rcits ne soient pas unanimes
sur l'histoire de ces lauriers, il est bon de les connatre.

Montfaucon dit, dans ses _Antiquits _, tom. V, p. 131, que l'on regarde
comme une merveille ces lauriers ns sur la coupole du mausole de
Virgile, et qui semblent couronner l'difice. Quoiqu'on en ait coup 
la racine deux qui taient les plus grands, ajoute-t-il, ils renaissent
et poussent des branches de tous cts. L'difice est couvert de toutes
parts de myrtes et de lierre, il semble que la nature ait voulu
elle-mme clbrer la mmoire du grand pote. L'auteur ne dit rien de
l'origine de ces lauriers, ils seraient donc aussi anciens que le
tombeau.

Misson, dans son _Nouveau voyage d'Italie_, tom. II, p. 87, s'exprime
ainsi: Quoique le mausole soit bti de gros quartiers de pierre, il ne
laisse pas d'tre presque tout couvert de broussailles et d'arbrisseaux
qui y ont pris racine. On remarque entre autres un laurier qui est sur
la cime, et, d'aprs l'opinion commune, on a beau le couper et
l'arracher, il revient toujours. Mais on n'a encore rien dcid sur la
vertu occulte qui cause cet effet surprenant, Virgile passant chez le
peuple de Naples tantt pour un magicien, tantt pour un saint. Comme
sorcier, disent les bonnes gens du pays, c'est lui qui, par art magique,
a perc le mont Pausilipe; et il a fait bien d'autres prodiges. Comme
saint, dit le jardinier, propritaire du lieu o est le mausole, il
allait tous les jours entendre la messe  une petite chapelle dont on
voit encore les dbris dans le voisinage: L'anachronisme est un peu fort
de la part de ce brave jardinier. Mais passons cette petite factie au
protestant Misson.

Selon le prsident de Brosses, savant dijonnais, qui a visit l'Italie
en 1739, le tombeau de Virgile est tout solitaire dans un coin, au
milieu d'une broussaille de lauriers dont le Pausilipe est farci, ce qui
diminue un peu le prodige dont la nature avait honor le prince des
potes en faisant crotre un laurier sur son tombeau. J'y trouvai,
continue plaisamment l'auteur, une vieille sorcire qui ramassait du
bois dans son tablier, et qui paraissait avoir 80 sicles; il n'y a pas
de doute que ce ne soit l'ombre de la sibylle de Cumes qui revient
autour du tombeau; cependant je ne jugeai pas  propos de lui montrer
_ramum qui veste latebat._ Il parat que le prsident a rapport la
petite relique dont tous les voyageurs sont jaloux de se munir en
quittant le tombeau.

Grosley de Troyes, dans ses _Observations sur l'Italie_, a donn plus de
dtails sur les lauriers en question; il nous apprend que la surface
extrieure de la coupole qui termine le mausole de Virgile, offre un
prodige clbre dans le pays; c'est un laurier dont elle est exactement
couronne. Cet arbuste n'a de nourriture que celle que ses racines
cherchent dans les jointures des pierres. Tous les voyageurs en
dtachent, ou plutt en arrachent des branches au moyen d'une corde 
l'extrmit de laquelle on attache une pierre. Le flanc de la montagne
o ce tombeau est situ, loin d'avoir des arbustes de cette espce,
n'est couvert que d'ifs et de sapins. Cependant le laurier de Virgile,
toujours vigoureux, toujours renaissant, se perptue et rpare ses
pertes journalires. Il n'avait dans le XVIe sicle qu'une tige unique
qui occupait le milieu de la coupole, o elle avait sans doute t
plante par quelque napolitain admirateur de Virgile. Vers le
commencement du XVIIe sicle, un sapin de la partie collatrale de la
montagne, renvers par le vent, donna de sa cime sur cette tige qu'il
touffa. La nature semble avoir voulu rparer cet accident en marcottant
elle-mme les racines comprimes qui se sont tendues sur toute la
surface de la coupole.

L'un des collaborateurs _du Voyage pittoresque de Naples et Sicile _,
tom. I, p. 83, ne s'tend pas beaucoup sur l'arbrisseau, objet de nos
recherches. Nous montmes, dit-il, sur la vote du tombeau, nous y
cherchmes le laurier fameux et ne le trouvions pas; je commenai 
croire qu'il en tait de ce laurier comme de beaucoup de clbrits qui
croissent, se perptuent et se racontent sur parole; cependant  force
de fouiller la terre, en cartant les ronces et les feuilles d'acanthe,
nous trouvmes le tronc du vritable laurier qui n'tait pas encore
mort, car il en sortait un tendre rejeton que je mnageai, tout en
coupant un morceau du vieux bois. Si j'tais pote, je dirais pourquoi
j'ai eu du plaisir  recueillir cette relique, mais je sentis que je la
prenais avec une sorte de dvotion.

Lalande, dans son _Voyage en Italie_, tom. VII, p. 302, s'tend encore
moins que l'auteur prcdent sur le fameux arbuste. Il dit qu'au-dessus
du tombeau qui n'est plus qu'une masure situe  l'entre de la grotte
du Pausilipe, dans la vigne du marquis de Salcitro, il existait parmi
beaucoup de ronces un ancien laurier dont tous les voyageurs ont parl;
les uns disent qu'il avait cr de lui-mme, d'autres qu'on l'avait
plant et mme replant dans ce sicle (le XVIIIe), il tait mort en
1776.

Enfin un amateur dijonnais qui cultive les arts avec succs[7], et qui,
dans une excursion faite  Naples en 1833, a visit le Pausilipe et
examin le monument avec la plus scrupuleuse attention, nous a caus
quelque surprise en nous annonant que depuis longtemps il n'existait
plus de laurier ni sur le tombeau, ni dans ses environs, et que ce que
l'on donnait pour tel, tait du chne vert d'Italie dont la feuille
ressemble beaucoup  celle du laurier. Ce chne est le seul arbre qui se
trouve maintenant sur le tombeau. Nombre d'annes se sont coules
depuis que le vritable laurier a disparu sous la main des nombreux
visiteurs, qui n'ont pas mis la cogne au pied de l'arbre, mais qui ont
fini par le dtruire entirement,  force d'en emporter des feuilles et
des rameaux. Ce sont surtout messieurs les Anglais qui se sont signals
dans cet honorable pillage. Il y a environ douze ans que M. Casimir
Delavigne, notre clbre pote, si fidle  la puret de got de
Virgile, a fait, m'a-t-on dit, rtablir un vritable laurier sur le
tombeau; mais deux ans aprs, il n'en restait pas brin, tant le
fanatisme virgilien est encore dans toute sa ferveur. On a annonce
rcemment que M. Eichhoff, savant distingu, voulant consacrer par un
monument durable le tombeau en question, y a fait lever une colonne de
marbre blanc ombrage d'un laurier, et portant l'pitaphe ordinaire
_Mantua me genuit_, etc.; c'est trs-bien; passe pour la colonne, elle
sera sans doute respecte, car elle ne peut pas, comme une feuille
d'arbuste, se glisser dans la poche ou dans le porte-feuille; mais pour
le laurier, il court de grands risques,  moins que M Eichhoff n'ait
trouv le moyen de mettre ses feuilles et ses rameaux  l'abri de la
rapacit des plerins toujours si zls et si avides de remporter la
petite relique, constatant la visite qu'ils ont rendue aux mnes du
grand homme.

A propos de ces plerins, nous dirons que, parmi eux, plusieurs
personnages connus ont parl eux-mmes du rsultat de leur plerinage;
et nous citerons  cet gard quelques faits qui prouveront le prix que
l'on a attach en diffrents temps  ces lgres curiosits.

En 1755, M. Bordes, littrateur lyonnais trs-connu, voyageant en
Italie, se rendit au mont Pausilipe, visita le monument de Virgile,
dtacha une feuille du laurier, et,  son retour en France, la plaa en
tte d'un exemplaire du VIRGILE, _Elzevir_, 1676, _pet. in-_12, qu'il
possdait dans sa bibliothque; il y ajouta cette inscription:

Feuille du laurier qui couvre le tombeau de Virgile, dans le royaume de
Naples, prs de Naples, cueillie en 1755, par M. Bordes, de l'Acadmie
des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.

Ce petit volume, lors de la vente des livres de M. Firmin Didot, en
1810, a t adjug pour la somme de 366 fr.[8].

M. Grosley de Troyes, dont nous avons dj parl, excuta, en 1758, son
plerinage au mont Pausilipe, et cueillit sur le tombeau deux branches
du laurier; revenu dans sa patrie en 1759, il offrit l'une de ces
branches  l'Acadmie des sciences,  Paris; et il disposa de l'autre, 
Troyes, en faveur d'un jeune rhtoricien, qui,  la distribution des
prix du collge, avait remport celui de posie. Quelques jours aprs,
le jeune laurat adressa un remercment en vers latins  Grosley, qui en
fut tellement satisfait qu'il embrassa l'auteur et lui remit un
exemplaire du beau VIRGILE _de la Rue_, en lui disant: Vous avez la
sauce; tenez, voil le poisson. Ce jeune lve, plein de mrite, tait
M. Bouillerot, qui se fit ecclsiastique. Le clerg du diocse de Troyes
et la Socit acadmique de l'Aube l'ont toujours compt au nombre de
leurs membres les plus distingus.

Mme la Margrave de Bareuth, soeur de Frdric-le-Grand, roi de Prusse,
n'a pas ddaign d'aller aussi rendre visite au monument du mont
Pausilipe et d'en rapporter le rameau sacr. De retour dans ses Etats,
elle l'envoya au roi son frre, avec ce billet:

J'arrive d'Italie, je dsirais vous rapporter quelque chose de ce beau
pays; je n'y ai rien trouv de plus digne de vous tre offert qu'une
branche du laurier qui ombrage le tombeau de Virgile.

C'tait un compliment flatteur pour un prince qui se dlassait des
travaux de Bellone avec sa lyre, lyre dont Voltaire, soit dit entre
nous, remontait quelquefois les cordes, pour en rendre les accords plus
parfaits.

On trouve dans le _Magasin encyclopdique_, 1795, tome I, p. 271, une
ptre en 46 vers, adresse  l'abb Delille, par un anonyme qui, comme
tant d'autres, tait all faire prs de Naples, sa petite rcolte au
mont sacr. Cette ptre a pour titre: _ Virgile-Delille_, en lui
envoyant un morceau de laurier coup sur le tombeau de Virgile. Nous
allons rapporter quelques vers de cette pice, parce que l'auteur y
peint l'tat actuel du monument: il parle d'abord du lieu, ainsi que de
Virgile, et dit:

Je croyais retrouver de sa gloire embellis
Ces bois qu'il enchantait du nom d'Amaryllis,
Tandis que sous l'ormeau, de jeunes tourterelles
Y roucoulaient d'amour leurs plaintes mutuelles;
Le charme a disparu; rien ne s'offre en ce lieu
Qu'un triste souvenir et du temple et du dieu.
De ronces, de cailloux cette terre seme
Est par un ptre obscur sans respect afferme.
Pour y gravir l'oeil cherche un pnible sentier;
Plus d'ombrage  l'entour, plus d'oiseaux; ce laurier
Qui, fier de ses mille ans, s'levait si superbe,
Coup dans sa racine, est ignor dans l'herbe;
Un mercenaire avide et prompt  l'outrager
Trafique de sa gloire et l'offre  l'tranger...

Puis s'adressant  l'abb Delille:

Cet arbre t'appartient; ton nom sut m'enhardir
A saisir ce dbris pour un talent que j'aime;
Je l'ai pris  Virgile et le rends  lui-mme.

Ces vers ne sont pas du premier mrite, mais l'-propos est bien; il est
certain que personne n'tait plus digne d'un tel prsent que le
traducteur des Gorgiques.

M. De Chteaubriand est aussi l'un de ces curieux amateurs qui ont
moissonn dans le champ sacr du Pausilipe. Sa belle lettre sur la ville
ternelle (Rome), adresse  M. de Fontanes, le 10 janvier 1804, en fait
foi. Elle commence ainsi: J'arrive de Naples, mon cher ami, et je vous
porte des fruits de mon voyage sur lesquels vous avez des droits. _Tenet
nunc Parthenope_ ... L'illustre crivain n'en dit pas davantage.

Nous ne prolongerons pas cette liste des personnages connus, qui
eux-mmes ont parl de leur plerinage au mausole du grand pote; mais
combien d'autres amateurs, tant nationaux qu'trangers, ont fait la mme
excursion, et conservent silencieusement dans leur cabinet la feuille
dont ils ont dpouill l'arbre sacr!

On avouera que ces plerinages multiplis presqu'autant que les feuilles
du fameux laurier si souvent renouvel, sont la plus grande preuve de
l'enthousiasme qu'ont excit dans tous les temps et les chants mlodieux
du cygne de Mantoue et ses qualits personnelles. Il avait une si belle
me! non seulement on l'admire, mais on l'aime; et ds son vivant, il
avait inspir ces nobles sentiments  ses contemporains, surtout aux
plus illustres, entre autres, Auguste, Mcne, Horace, Varus, Gallus,
Pollion, etc., qui le chrirent tendrement. Chez les Modernes comme chez
les Anciens, il a t l'objet de la plus grande vnration; mais
quelquefois on a honor sa mmoire par des particularits assez
singulires. Par exemple,  Mantoue, le croira-t-on? on est all jusqu'
regretter hautement et solennellement  l'glise que le prince des
potes latins n'ait pas t chrtien, et cela est consign dans un hymne
que l'on chantait  l'office le jour de la fte de saint Paul. Voici ce
que nous apprend  ce sujet l'abb Martinelli, dans son _Discours sur
l'tat des lettres et des arts  Mantoue_, 1775, in 4. L'anecdote est
tire d'un manuscrit de Jean Piccinardi de Crmone:

Au XVe sicle, dit l'auteur, on avait coutume  Mantoue, de chanter 
la messe de saint Paul, un hymne en l'honneur de Virgile. On y supposait
que l'aptre des nations, arrivant  Naples, tourna ses regards vers le
mont Pausilipe o reposent les cendres de ce grand pote, et qu'il
regretta de n'avoir pu ni le connatre, ni le convertir; c'est ce
qu'exprime la strophe suivante tire de cet hymne et o l'on parle de
saint Paul en ces termes:

Ad Maronis mausoleum
Ductus, fudit super eum
Pi rorem lacrym:
Quem te, inquit, reddidissem,
Si te vivum invenissem,
Poctarum maxime!

On peut dire que cet hommage, quoique bizarre, prouve plus que tout
autre, le cas que l'on faisait du pote dans un sicle tout de foi, mais
o le got tait encore loin d'tre pur[9].

L'pitaphe suivante, quoique bien postrieure  la strophe que nous
venons de rapporter, peut rivaliser avec elle par son ridicule et par sa
niaise simplicit:

Cy dessous gist monsieur Virgile
Fort honneste homme et fort habile;
Sur sa tombe un laurier est n;
Priez Dieu pour le trespass.

Ce rimailleur ne se bornait pas, comme saint Paul,  dsirer que Virgile
ft chrtien; il le traitait comme tel.

Le cardinal Bembo [10] a russi bien autrement dans l'pitaphe qu'il a
consacre au clbre pote Sannazar, qui est enterr prs du mausole de
Virgile.

Cette pitaphe est ainsi figure:

D. O. M.

Da sacro cineri flores: hic ille Maroni
Sincerus[11] mus proximus et tumulo.

VIXIT ANN. LXII. AN. DOM. M.D. XXX.

Cette pitaphe a t ainsi dlaye en franais dans le _Voyage
pittoresque_ de Saint-Non, t. I, p. 87:

Passant, jetez ici des fleurs  pleines mains,
L'immortel Sannazar repose en cet asile;
Il est sur le Parnasse assis prs de Virgile,
Et leurs deux tombeaux sont voisins.

On aurait pu mieux faire; et la traduction de notre clbre Lamonnoye,
sans tre parfaite, est cependant prfrable  la prcdente:

Ci gt dont l'esprit fut si beau,
Sannazar, ce pote habile,
Qui, par ses vers divins, approche de Virgile
Plus encor que par son tombeau.

D'Alembert rapporte dans _l'Histoire de l'Acadmie franaise_, t. III,
p. 517, que la ville de Mantoue, pour honorer d'une manire plus
spciale son pote chri, fil placer sa tte dans ses armoiries. Quant
au vritable portrait de Virgile, on n'a pas la certitude de le
possder[12]. Un ancien buste en marbre dont nos conqutes en Italie
avaient enrichi le muse de Paris, rend assez bien cette expression
douce et mlancolique que la tradition donne  la figure de Virgile,
d'aprs son caractre connu. Mais on n'a aucune preuve que ce buste soit
vritablement antique et fait sur le modle vivant, pas mme sur le
portrait qu'Alexandre Svre avait dans son oratoire, avec ceux
d'Homre, d'Orphe, d'Abraham, de Jsus-Christ, d'Appollonius de
Thyanes, etc., etc.

Enfin les derniers hommages publics rendus  Virgile datent de la fin du
dernier sicle. Pendant les guerres qui ont eu lieu en Italie, la
mmoire du grand pote n'a point t indiffrente  plusieurs de nos
gnraux, surtout dans les lieux o des souvenirs particuliers le
signalent davantage  la postrit. Par exemple, le gnral Miollis,
commandant  Mantone en 1797, ordonna qu'une fte solennelle ft
clbre en l'honneur de Virgile, et il cra dans cette ville un _forum_
auquel il donna le nom du pote. En outre, il fit lever un oblisque
dans le lieu prsum de sa naissance.

Le gnral Championnet, s'tant empar de Naples, le 23 janvier 1799,
profita des premiers instants de la victoire pour s'occuper de la
restauration du tombeau de notre pote. Si cette restauration a eu lieu,
elle a malheureusement laiss peu de traces.

Nous terminons ici cette notice, dont le seul but a t de faire
connatre un peu plus en dtail la vieille ruine du Pausilipe, connue
dans tous les temps sous le nom de tombeau de Virgile[13], et de mettre
sur la voie ceux qui voudraient approfondir davantage la question de
savoir si ce monument remonte rellement au sicle d'Auguste.


       *       *       *       *       *

*Notes*


[1: Une note sur le mont Pausilipe est renvoye  la fin du Mmoire.]

[2: Cette vie est attribue lius Donatus, clbre grammairien qui
vivait en 354, et qui a t le prcepteur de St. Jrme. On pense que
cette biographie peut bien avoir t compose dans le principe par cet
lius Donat, mais qu'ensuite elle a t altre par un autre Donat,
nomm Tiberius Claudius Donatus, qui a vcu postrieurement  lius, et
plus altre encore par les copistes et par les lgendaires qui y ont
ajout des prodiges attribus  Virgile dont ils ont fait un magicien,
un homme  sortilge.

Cependant il faut convenir que les dtails de la vie de ce pote ne sont
connus que par cet ouvrage, et qu'ils paraissent trs-avrs dans tout
ce qui ne tient point aux fables et aux superstitions dont on a
surcharg ce livre dans le moyen ge.]

[3: Virgile avait alors 51 ans 11 mois et 8 jours, tant n dans les
environs de Mantoue, sous le consulat de Licinius Crassus et de Cn.
Pompeius Magnus, le jour des ides d'octobre, l'an 684 de R.,
c'est--dire le 15 octobre de l'an 70 av. J.-C. Si l'on est d'accord sur
cette date, on ne l'est pas galement sur le lieu prcis de sa
naissance. Les Anciens ont tous nomm _Andes_ comme devant tre ce lieu;
mais o tait cet _Andes_? Maffei l'a cherch aux environs de Cavriana
et de Volta dans le Vronnais; l'historien Visi de Mantoue le suppose 
sept lieues de cette ville, prs de Rivalta. Les savants taient
partags entre ces deux opinions, quand M. Casali, dans son Mmoire _Del
Inogo natale di Virgilio_; Mantoue, 1800, _in_-4 de 40 _p._, a cherch
 prouver par des autorits et des arguments difficiles  rfuter, que
Maffei et Visi se sont tromps, et que l'endroit autrefois appel
_Andes_ est le mme village qui porte aujourd'hui le nom de _Peiola_. Il
faut cependant convenir que cette opinion n'est pas nouvelle; elle avait
t soutenue par plusieurs savants italiens; mais l'autorit de Maffei
et de Visi l'avait fait rvoquer en doute; M. Casali l'a rtablie et
appuye de raisonnements qui paraissent sans rplique.]

[4: On peut consulter les dtails que nous avons donns sur le testament
de Virgile, dans notre Choix _des Testaments anciens et modernes,
remarquables par leur importance, leur singularit_, etc.; Paris,
Renouard, 1829, 2 _vol. in_-8. (VOY. tom. II, _pp._346-49.)]

[5: Le palme de Naples est de 9 pouces 7 lignes.]

[6: M. Lemaire, diteur de la grande _Bibliotheca classica latina_,
Parisiis, 1819-1833, 142 _vol, in_-8, n'est point d'avis que ce
distique soit de Virgile, ou du moins il le critique trs-svrement:
_Distichon hoc_,dit-il, _passim laudatur; est tamen tam jejunum, tam
ineptum ut nemini facil fraudem faciat._ (VOY. l'dition du Virgile de
sa collection; _Parisiis_, 1822, 7 _vol in_-8; tom. VII, _p._ 281, en
note.) Nous dirons cependant que cette pitaphe a toujours t attribue
 Virgile; et mme que, rdige avec simplicit, sans ostentation, sans
orgueil, elle nous semble conforme au caractre et  la modestie du
pote. Ce qu'il y a de singulier, c'est que ses travaux potiques ont
commenc par une pitaphe, et qu'il les a finis par la sienne propre.]

[7: Cet amateur est M. Ligeard fils,  l'obligeante gnrosit duquel
nous devons le rameau dont nous avons parl en tte de ce Mmoire; nous
le prions de recevoir ici l'expression de notre reconnaissance, tant
pour ce curieux prsent, que pour les dtails plus curieux encore qu'il
a bien voulu nous donner sur l'tat actuel du tombeau, de la montagne,
de la grotte, etc.]

[8: Cette dition des Elzvirs, de 1676, quoique moins belle que celle
de 1636, est trs-recherche parce qu'elle est beaucoup plus correcte.
Voici quelques prix auxquels certains exemplaires de cette dition ont
t ports dans des ventes publiques.

Chez M. Crvenna, en 17789, _exempl. rel. en mar. bl._, n 3823 de son
catalogue; adjug au prix de 375 fr.

Chez M. de Cotte, en 1804, _exempl. rel. m. r._, n 969 de son
catalogue; vendu 320 fr.

Chez M. Larcher, en 1814. _exempl. rel. m. violet_, n 999 de son
catalogue, vendu 280 fr.

Chez M. de Mac-Carthy, en 1817, _exempl. rel. v. dor_, n 2553 de son
cat., adjug au prix de 365 fr.

Chez M. Brard, en 1829, _exempl. rel. m. bl._, n 542 du catalogue,
vendu 221 fr.

Nous pourrions citer beaucoup d'autres prix, mais infrieurs, tels que
163 fr., 130 fr., 128 fr., etc. (Extrait de notre *Bibliographie
Spciale* _des Elzvirs de choix, les plus prcieux, et les seuls dignes
de figurer dans le cabinet d'un vritable amateur_; ouvrage encore
indit, prsentant la description, condition et valeur des plus beaux
exemplaires adjugs dans les ventes les plus remarquables depuis 1738.)]

[9: Cette strophe en rappelle une plus ridicule encore, qui fait partie
d'un hymne ancien en l'honneur de S. Christophe dont la statue colossale
tait jadis  l'glise Notre-Dame de Paris. De quel sicle est cet
hymne? Nous l'ignorons; mais on va voir que la latinit des Santeuil de
ce sicle diffrait beaucoup de celle de notre Santeuil moderne:

O magne Christophore,
Qui portasti Jesu-Christe
Per mare Rubrum
Et non franxisti crurum!
Sed hoc non est mirum,
Quia tu es magnum virum.

Nous avons vu des actes latins des Xe et XIe sicles, o les rgles de
la grammaire sont observes comme dans cette strophe.]

[10: Ce cardinal, l'une des illustrations littraires du XVIe sicle et
qu'on regarde comme le restaurateur de la bonne latinit, tait si
scrupuleux sur la puret de son style, qu'il avait, dit-on, dans son
cabinet quarante tiroirs par lesquels il faisait passer ses crits 
mesure qu'il les avait corrigs; et il ne les publiait qu'aprs qu'ils
avaient subi ces quarante preuves puratoires. Ce rigorisme de longue
puration de style ne conviendrait gure aujourd'hui, poque o l'on
desserre chaque jour volume sur volume avec une telle rapidit que le
premier tiroir du cardinal serait vraiment superflu.]

[11: Sannazar avait pris le nom d'Actius Sincerus  la sollicitation de
Pontanus qui, lui-mme, avait chang son prnom Jean en celui de
Jovianus, lorsqu'il fut lu Prsident de l'Acadmie Napolitaine. C'tait
alors l'usage parmi les gens de lettres.]

[12: Il avait cependant t mis, ainsi que celui de Tite-Live, dans
toutes les bibliothques publiques, du temps des empereurs; il n'y a que
ce brutal et insens Caligula qui eut l'ide de les ter et de dtruire
les ouvrages de Virgile; ce n'est certes pas la moins absurde de toutes
ses extravagances.

On a parl dans le _Muse des familles_, 1838, tom. V, p.221, d'un
portrait de Virgile, que l'on dit le seul authentique et qui aurait t
copi sur un manuscrit des oeuvres du pote, datant du IVe sicle; cette
copie qui appartenait d'abord  l'abbaye de Saint-Denis, serait passe
dans la bibliothque du Vatican. Il suffit de lire cet article et
surtout les dtails de la physionomie, pour tre convaincu que ce n'est
point l le portrait de Virgile; c'est une espce de caricature hideuse,
griffonne et enlumine dans le moyen ge. L'auteur finit ainsi sa
description: La tte a la forme triangulaire d'un van; le front imite
la partie la plus large, le menton la plus troite, une expression
moutonnire rgne dans l'ensemble de son visage; on dirait qu'un
blement va sortir de la bouche ... L'article du Muse est crit avec
beaucoup d'rudition; il nous semble que l'auteur, au lieu d'admettre
l'authenticit d'un tel portrait, et mieux fait d'employer son
rudition  la combattre. Au reste l'opinion gnrale est bien prononce
sur l'impossibilit d'avoir un vrai portrait de Virgile.]

[13: Voyez plus loin une note sur l'indication des ouvrages  gravures
o est reprsente cette ruine.]


       *       *       *       *       *


*Note sur le mont Pausilipe.*


Le Pausilipe est une colline de _tufa_ volcanique ou piprine, situe le
long du bassin de Naples, au S.-O. de cette ville. Son nom tir du grec
{~GREEK SMALL LETTER PI~}{~GREEK SMALL LETTER ALPHA~}{~GREEK SMALL
LETTER IOTA~}{~GREEK SMALL LETTER SIGMA~}{~GREEK SMALL LETTER IOTA~}
{~GREEK SMALL LETTER LAMDA~}{~GREEK SMALL LETTER IOTA~}{~GREEK SMALL
LETTER PI~}{~GREEK SMALL LETTER ALPHA~}{~GREEK SMALL LETTER SIGMA~},
signifie cessation de tristesse,  raison sans doute de la charmante vue
que l'on dcouvre en sortant du long et sombre chemin souterrain qui
traverse la montagne et qui conduit de Naples  Pouzzol.

Ce chemin qu'on appelle _la grotta di Pozzuoli_ ou _grotta di Posilipo_,
a 363 toises de longueur; sa hauteur est au moins de 50 pieds, et sa
largeur en a 18. Il est prsumable que cette grotte fut commence par
une carrire d'o l'on tirait de la pierre et du sable, et elle fut
continue pour abrger et faciliter le chemin de Pouzzol  Naples qui
passait jadis sur la montagne. Le peuple croit que ce chemin fut fait
par les enchantements de Virgile; cette fable est mme rapporte dans la
chronique de Villani. Les savants ne sont point d'accord sur l'origine
de cette grotte: Celano dit qu'elle fut creuse par les habitants de
Cumes. Varron, _De re rustica_, lib. III, c. 17, semble l'attribuer 
Lucullus. Strabon, lib. V, en fait honneur  Marcus Cocceius; cela est
rpt dans une inscription qu'y fit placer le duc de Medina Las Torres.
Enfin Martocelli assure qu'elle fut faite du temps d'Auguste.

Dans les temps anciens elle tait moins large et moins commode qu'elle
ne l'est maintenant. C'est Don Juan d'Aragon, vice-roi de Naples, et
Pierre de Tolde, sous Charles-Quint, qui l'ont fait largir et mettre
dans l'tat o elle est  prsent. Deux ouvertures ou soupiraux de la
vote y rpandent un peu de jour; et dans le milieu est une petite
chapelle  la Vierge, prs de laquelle on entretient une lampe ou
lanterne qui rpand aussi un peu de clart.

La direction de cette avenue souterraine est telle, que vers la fin
d'octobre, le soleil couchant l'clair un instant dans presque toute sa
longueur; d'o il suit, dit Lalande, qu'elle fait un angle de 18 degrs
vers le sud avec la ligne de l'ouest, ou de 72 degrs avec la mridienne
vers le couchant.

On trouve, en descendant du tombeau de Virgile, une cte appele
Mergellina; elle fait partie du Pausilipe.

Les journaux ont annonc rcemment (aot 1840), la dcouverte d'une
nouvelle grotte sur le mont Pausilipe. Cela parat assez singulier,
surtout d'aprs les objets que l'on prtend avoir trouvs dans les
dcombres, et qui donneraient  penser que ce lieu a t habit, car on
y voit, dit-on, des traces d'ornements sculpts sur des murs; on y a
dcouvert des statues, des monnaies, etc. Comment l'histoire n'a-t-elle
rien rvl sur ce lieu, qui sans doute a prt jadis  des vnements?
Au reste, quoi qu'il en soit, voici le rcit auquel le lecteur ajoutera
le degr de foi qui lui paratra convenable.

On vient de dcouvrir sur le versant sud-est du mont Pausilipe une
nouvelle grotte qui parat trs profonde, dont l'ouverture a 16 pieds de
largeur et qui, jusqu'aux 3/4 de sa hauteur qui est de 45 pieds, est
remplie de terre, de sable fin et de beaucoup de dcombres. Les parois
intrieures sont composes en partie de grs, en partie de murs levs
par la main de l'homme et sur lesquels on dcouvre par-ci par-l les
traces d'ornements sculpts qui semblent avoir eu la forme de rseaux. A
environ 400 pas de l'entre, se trouvent douze statues colossales en
marbre, qui sont enterres jusqu'aux paules dans les dcombres, mais
dont les ttes sont tellement mutiles, qu'il est impossible de
dterminer ce que ces statues taient destines  reprsenter. On a
aussi trouv parmi les dcombres quelques petites monnaies grecques et
romaines en cuivre et en argent. On ne peut entrer dans cette grotte que
lorsque le vent du ct de la mer vient de l'enfiler, car autrement
l'air y est tellement rarfi, que la respiration se trouve gne, et
que quelquefois la lumire s'teint.

Tel est le rcit des journaux sur cette dcouverte rcente qui, si elle
existe rellement, sera sans doute l'objet de savantes recherches de la
part des archologues italiens. Il faut donc en attendre le rsultat,
pour juger de son importance.


       *       *       *       *       *


*Indication de quelques ouvrages  gravures dans lesquels est reprsent
le Tombeau de Virgile dans son tat actuel.*


Si beaucoup d'amateurs ont visit le tombeau de Virgile au mont
Pausilipe, il en est un bien plus grand nombre qui ont t privs de
cette satisfaction: c'est pour les ddommager de cette privation que
nous allons leur indiquer quelques ouvrages enrichis de planches, dans
lesquels ils trouveront reprsente la vue de ce monument et quelquefois
celle de l'entre de la grotte du Pausilipe. Parmi ces ouvrages, les
principaux sont:

*L'Antiquit* explique et reprsente en figures, par B. de Montfaucon
(franais-latin). _Paris_, 1719, 5 _tomes en_ 10 _vol. in-fol_., avec
977 pl. (VOY. tom. V, chap. XII, vis--vis la page 132; la planche 119
reprsente le tombeau de Virgile de forme ronde, pos sur sa base
carre, et couvert de branches de laurier.)

*Antichita* di Pozzuoli, Cumo e Baia, auctore P. Ant. Paoli
(italien-latin), _Florentia_, 1768, _in-fol. avec_ 65 _fig._ (VOY. 10 et
suiv.)

*Campi phlegrt*: Observations sur les volcans des deux Siciles, par
Will. Hamilton (anglais-franais); _Naples_, 1776, 2 _parties in-fol.
avec_ 54 _pl._ (VOY. 2e part., 1, 16).

*Voyage Pittoresque*, ou description du Royaume de Naples et de Sicile
(par Richard, abb de Saint-Non); _Paris, Lafosse_, 1781-1786, _4 tomes_
en 5 _vol. in-fol._ avec 371 pl. dont 22 offrent des sujets doubles.
(VOY. tome 1er, trois planches  doubles gravures. La premire,
vis--vis la page 81, reprsente, dans la gravure infrieure, _l'Entre
de la grotte du Pausilipe en y arrivant du cot de Naples._ On aperoit
au-dessus de la grotte, un peu  gauche, dans le lointain, un petit
groupe d'arbres et de ruines, confus; c'est le tombeau de Virgile. La
seconde planche, vis--vis la p. 82, reprsente  droite _l'Entre de la
grotte du Pausilipe prs de Naples_, et  gauche le _chemin creux qui
conduit  la grotte_. La troisime planche, vis--vis la page 83, offre,
dans la gravure du bas, la _rue du tombeau de Virgile prs de Naples_.
Une quatrime planche, vis--vis la page 85, donne le _tombeau de
Sannazar_, dans la gravure  gauche).

*Nouveau* voyage d'Italie (par Misson). _La Haye_, 1702, 4 _vol. in-_12,
_fig._ (VOY. tome II, vis--vis la p. 87; le tombeau de Virgile est
reprsent isol, hriss de branches de laurier).

*Le Magasin* universel, _Paris_, 1836-1837, in-4, avec 52 pl. et
beaucoup de vignettes. (VOY. page 9, pl. 2. C'est _Ptrarque visitant le
tombeau de Virgile sous le roi Robert, en_ 1341: dessin de fantaisie,
reprsentant l'intrieur du tombeau de Virgile, tel qu'on suppose qu'il
devait tre  cette poque).

Tels sont les ouvrages, dont les gravures, except celle du dernier,
nous reprsentent l'aspect extrieur du tombeau de Virgile dans ces
temps modernes; il parat que les artistes ne l'ont pas tous pris du
mme point de vue, car plusieurs de leurs dessins offrent des
diffrences, quoique tous annoncent un monument en ruine.


       *       *       *       *       *


*Liste de quelques ouvrages et opuscules publis depuis 1830 par Gabriel
Peignot*

NOTA. Cette liste fait suite  la *notice* _des ouvrages de bibliologie,
d'histoire, de philologie, d'antiquits et de littrature, tant imprims
que manuscrits de Gab. P.; Paris, Crapelet, 1830, _in-_8 _de_ VIII-52
p.--VOY. p. 19 de ladite Notice, o le dernier ouvrage indiqu porte le
n LI.

LII. Prcis historique, gnalogique el littraire de la Maison
d'Orlans. _Paris, Crapelet_, 1830, _in-_8 _de_ XXII-172 pp. _avec
portrait._

On a tir de cette dition CINQUANTE exempl. sur gr. pap. vlin-jsus.

LIII. Voyage de Pirou  Beaune, publi pour la premire fois sparment,
et avec toutes les pices accessoires, etc. _Dijon, Ch. Brugnot,
imprimeur-diteur_, 1831, _gr. in-_8 _de_ 47 _pag._

Vingt exempl. de cette dition sont augments du _Compliment des Dames
poissardes de Paris au Roi_, rdige par Piron en 1744, gr. in-_8 de 6
pag.

LIV. Virgille virai en borguignon: choix des plus beaux livres de
l'Enide, suivis des principaux pisodes tirs des autres livres, par
divers auteurs bourguignons, avec un discours prliminaire par G. P., et
des sommaires et notes par C.-N. Amanton. _Dijon_, 1831, _in-_ 18 de
XLVIII-323 pp.

Edition trs-belle et trs-soigne, tire en tout, (aux frais d'un
amateur de Dijon, M. Bern. Jol ...),  244 exempl. sur pap. fin gr.
raisin, et 6 sur pap. fort de Hollande.

LV. Nouvelles Recherches littraires, chronologiques et philologiques
sur la vie et les ouvrages de Lamonnoye. _Dijon, chez Vict. Lagier_,
1831, _in_-8 de XII-80 _pag. avec portrait et fac simile._ Tire  100
exempl. dont douze sur pap. vlin.

LVI. Notice sur vingt-deux grandes miniatures ou tableaux en couleur,
runis en tte d'un manuscrit du XVe sicle, prcde de quelques
recherches sur l'usage d'enrichir les livres de ces sortes d'ornements
chez les Anciens et au moyen ge. _Dijon_, 1832,_in_-8_ de _56 _pag._

Tir  100 exemplaires.

LVII. Essai historique sur la libert d'crire chez les Anciens et au
moyen ge, et sur la libert de la presse depuis le XVe sicle, etc.;
suivi d'un tableau synoptique de l'tat des imprimeries en France, en
1704, 1739, 1810 et 1830, et d'une chronologie des lois sur la presse,
de 1789  1831. _Paris, Crapelet,_ 1832, in-8 de XXI-218 p.

LVIII. Tableau de moeurs au Xe sicle, ou la Cour et les lois de
Hoel-le-Bon, roi d'Aberfraw, de 907  948, etc. _Paris, Crapelet, _1832,
_gr. in-_8,_pap. vlin-jsus_, de X-104 _pag._

Edition de luxe.

LIX. L'illustre Jaquemart de Dijon, dtails historiques, instructifs et
amusants sur ce haut personnage domicili en plein air dans cette ville
depuis 1382 jusqu'en 1832, etc. _Dijon_, 1832, _in-_8 _de_ XVI-91
_pag., fig_.

Tir  250 exemplaires.

LX. Histoire morale, civile, politique et littraire du Charivari,
depuis son origine vers le quatrime sicle jusqu' l'an de grce 1833,
etc., par le docteur Calybariat de Saint-Fiour. _Paris, Crapelet_, 1833,
_in-_8 _de_ VIII-326 p.

LXI. Dtails historiques sur le chteau de Dijon, depuis le XVe sicle,
poque de sa construction, etc., suivis d'une Notice chronologique sur
les entres des rois et des reines  Dijon. _Dijon, Vict. Lagier_, 1833,
_in-_8 _de_ 47 _pag._

LXII. Essai historique sur la reliure des livres et sur l'tat de la
librairie chez les Anciens. _Dijon, Vict. Lagier_, 1834, _in-_8 de 84
_pag._

Tir  200 exempl.

LXIII. Essai sur l'origine de la langue franaise et sur un recueil de
monuments authentiques de cette langue, classs chronologiquement depuis
le neuvime sicle jusqu'au dix-septime, avec notes, tableau et quatre
fac-simile. _Dijon, Vict. Lagier_, 1835, _in-_8 _de_ 112 _pag._

Tir  150 exempl.

LXIV. Les Bourguignons sals: diverses conjectures sur l'origine de ce
dicton populaire, etc. _Dijon, Vict. Lagier, libraire-diteur_, 1835,
_in-_8 _de_ 43 _pag._

Tir  150 exempl.

LXV. Recherches historiques et bibliographiques sur les autographes et
sur l'autographie. _Dijon, Vict. Lagier_, 1836, _in-_8 _de_ 90 _pag_.

Tir  180 exempl. avec une ptre lithographie adresse  mon digne
ami, M Beru. Jol---- t.

LXVI. La Selle chevalire. _Dijon, Vict. Lagier_, 1836, _in-_8 _de_ 17
_pag_.

Tir  80 exempl.

LXVII. D'une pugnition divinement envoye aux hommes et aux femmes pour
leurs incontinences dsordonnes (en 1493); par Stephen Aliberg, D. M.
_A Naples et en France. Paris, Tchener_, 1836, _in-_8 _de_ 62 _pag_.

LXVIII. Recherches historiques et philologiques sur la philotsie ou
usage de boire  la sant, chez les Anciens, au moyen ge, et chez les
Modernes. _Dijon, Vict. Lagier_,1836, _in-_8 _de_ 51 _pag_.

Tir  150 exempl.

LXIX. Nouvelles Recherches sur le dicton populaire FAIRE RIPAILLE.
_Dijon, Vict. Lagier_, 1836, _in-_8 _de_ 15 _pag_.

Tir  200 exempl.

LXX. De la libert de la presse  Dijon au commencement du dix-septime
sicle; ou Histoire de l'impression d'un opuscule en patois, publi en
1609 sur la dmolition du chteau de Talant. _Dijon, Vict. Lagier _,
1836, _in-_8 _de_ 12 _pag_.

Tir  150 exempl.

LXXI. Souvenirs relatifs  quelques bibliothques des temps passs.
_Dijon, Vict. Lagier_, 1836, _in-_8 _de_ 23 _pag_.

Tir  170 exempl.

LXXII. De Pierre Aretin. Notice sur sa fortune, sur les moyens qui la
lui ont procure et sur l'emploi qu'il en a fait. _Dijon, Vicl. Lagier_
1836, _in-_8 _de_ 14 _pag_.

Tir  100 exempl.

LXXI1I. Souvenirs relatifs  Saint-Paul de Londres, etc. _Paris, Vict.
Lagier_, 1836, _in__8 _de_ 15 _pag_.

Tir  100 exempl.

LXXIV. Recherches sur le luxe des Romains dans leur ameublement, etc.
_Dijon, Vict. Lagier_, 1837, _in-_8 _de_ XII-94 _pag_.

Tir  150 exempl.

LXXV. Nouveaux dtails historiques sur le sige de Dijon par les
Suisses, en 1513, etc. _Dijon, Douillier_, 1837, _in-_4 _de_ VIII-47
_pag., avec fac-simile._

LXXVI. Notice sur la vie et les ouvrages de C. N. Amanton, membre de
plusieurs Acadmies et Socits savantes, etc. _Dijon_, 1837, _in-_8
_de_ 23 pag.

LXXVII. Histoire de la fondation des hpitaux du Saint-Esprit de Rome et
de Dijon, reprsente en vingt-deux sujets gravs d'aprs les miniatures
d'un manuscrit du quinzime sicle. _Dijon, de l'imprimerie et fonderie
de Douillier_, 1838, _in-_4 _de_ 100 _pag. avec_ 22 _grav. au trait._

LXXVIII. Recherches sur les diverses opinions relatives  l'origine et 
l'tymologie du mot PONTIFE. _Dijon, Vict. Lagier_, 1838,_in-_8 _de_ 28
pag.

Tir  130 exempl.

LXXIX. Quelques recherches sur d'anciennes traductions franaises de
*L'Oraison dominicale* et d'autres pices religieuses, des 9e, 10e, 11e,
12e, 13e, 14e, 15e et 16e sicles. _Dijon, Vict. Lagier_, 1839, _in-_8
_de_ 59 _pag_.

LXXX. Notice sur un bas-relief, reprsentant les figures mystrieuses et
symboliques dont les quatre vanglistes sont ordinairement accompagns,
suivie de Recherches sur l'origine de ces symboles. _Dijon, de
l'imprimerie et fonderie de Douillier_, 1839, _in-_4 _de_ 16 _pag.,
fig._

LXXXI. Quelques recherches sur le tombeau de Virgile, au mont Pausilipe.
_Dijon, Vict. Lagier_,1840, _in-_8 _de_ 36 _pag._

LXXXII. Le Livre des Singularits. _Dijon, Victor Lagier_, 1840: _un
vol. _in-_8 _de_ XVI-464 _pag._


       *       *       *       *       *


*Articles insrs, depuis 1830, dans divers journaux littraires, par
Gabriel Peignot*

Ces articles font suite aux vingt-un, qui sont mentionns dans la
*Notice* _des ouvrages de bibliologie, d'histoire, _etc. Paris,
Crapelet, 1830, _in-_8. (VOY. p. 19-26 de ladite Notice.)

22. De quelques dates bizarres, singulires et nigmatiques, qui se
rencontrent dans les souscriptions d'anciens ouvrages et ailleurs. (VOY.
le _Bulletin du bibliophile et de l'amateur_. Paris, Tchener, 1834,
_in-_8, n 12, p. 14-16.)

23. Anecdotes bibliographiques. Chapitre des regrets causs par
l'ignorance. (VOY. le _Bulletin du bibliophile et de l'amateur_. Paris,
Tchener, mars 1835, _in-_8, n 15, p. 13-15.)

24. Du clbre concile de Mcon, tenu en 585. (VOY. la _Revue des deux
Bourgognes_, 1836, tom. I, p. 189-197.)

25. Histoire des ddicaces d'Erasme, racontes par lui-mme.--Ont-elles
beaucoup contribu  augmenter sa fortune? (VOY. le _Bulletin du
bibliophile et de l'amateur_. Paris, Tchener, 1836, 2e srie, p. 18 et
19.)

26. Sur les incunables excuts au quinzime sicle dans les villes de
France, par des ouvriers d'Allemagne, typographes ambulants. (VOY. le
_Bulletin du bibliophile et de l'amateur_. Paris, Tchener, 1836, 2e
srie, p. 18 et 19.)

27. Sur un Missel curieux. (VOY. le _Bulletin du bibliophile, _ etc.
Paris, Tchener, 1836, 2e srie, p. 59 et 60.)

28. Quelques anecdotes sur un original, espce d'amateur de livres, dans
les XVIe et XVIIe sicles. (VOY. le _Bulletin du bibliophile_, etc.
Paris, Tchener, 1836, 2e srie, p. 251-254.)

29. Nouveau renseignement sur la date de l'introduction de l'imprimerie
en Amrique. (VOY. le _Bulletin du bibliophile_, etc. 2836, 2e srie, p.
332 et 333.)

30. Synode tenu  Auxerre en 578. (VOY. la _Revue de la Cte-d'Or_.
Dijon, 1836, tom. II, p. 379-383.)

31. Du gouvernement fodal; de la prestation de foi et hommage, et de la
runion des grands fiefs  la couronne. (VOY. la _Revue des deux
Bourgognes_, 1837, gr. _in-_8, tom. III, p. 162-181.)

32. Dissertation historique et philologique sur un poisson d'argent, et
sur un oeuf d'autruche, exposs dans une cathdrale dans les treizime et
quatorzime sicles. (VOY. la _Revue de la Cte-d'Or_,1837, tom. III, p.
115-126.)

33. Notice historique et bibliographique sur l'imprimerie particulire,
tablie par sir Thom Johnes  Hafod, vers 1800. (VOY. le _Bulletin du
bibliophile_, etc. Paris, Tchener, 1837, p. 524-526.)

34. Singulire relique. [La queue de l'ne qui porta le Sauveur, lors de
son entre triomphante  Jrusalem; laquelle queue est conserve dans le
trsor du couvent des Dominicains de Gnes]. (VOY. le _Bulletin du
bibliophile_, etc. Paris, Tchener,1838, p. 252-254).

35. Sottises incroyables des errans touchant la vie de l'autre monde; ou
observations critiques du pre Garasse sur le paradis de Papias, de
Mahomet, de Luther, de Brentius, etc. (VOY. le _Bulletin du
bibliophile_, etc. Paris, Tchener, 1838, 3e srie, p. 255-259.)

36. Origine du petit cochon de saint Antoine, selon les anciennes
lgendes. (VOY. le _Bulletin du bibliophile_, etc. Paris, Tchener,
1838, 3e srie, p. 306-308.)

37. Notice sur Gilles de Rome, et sur son trait du gouvernement des
Princes. (VOY. le _Bulletin du bibliophile_, etc. Paris, Tchener, 1838,
3e srie, p. 358-366.)

38. Notice sur quelques prires manuscrites de la fin du seizime
sicle. (VOY. le _Bulletin du bibliophile_, etc. Paris, Tchener, 1839,
3e srie, p. 588-591.)

39. Sur un passage de la vie de Ptrarque, relatif au Pape Benot XII.
(VOY. le _Bulletin du bibliophile,_, etc. Paris, Tchener, 1839, 3e
srie, pp. 727-729.)

40. Du mois de juillet considr comme fatal aux provocateurs de
rvolutions. (VOY. le _Spectateur de Dijon_, du 28 juillet 1839, n
101.)

Le feuilleton de ce numro est compos de neuf articles relatifs:

1. A Jacques Artavelle, massacr le 17 juillet 1343.
2. A Etienne Marcel, tu le 31 juillet 1358.
3. A Balthazard Grard, supplici le 15 juillet 1584.
4. A Thomas Aniello, massacr le 13 juillet 1647.
5. Au duc de Monmouth, dcapit le 25 juillet 1685.
6. A Jean-Paul Marat, poignard le 13 juillet 1793.
7. A Maximilien Robespierre, supplici le 28 juillet 1794.
8. A Louis Alibaud, supplici le 11 juillet 1836.
9. A Armand Barbs, condamn le 12 juillet 1839.

41. Notice et extraits d'un livre intitul: _Exhortation aux Dames
vertueuses; en laquelle est desmontr le vray poinct d'honneur._ Paris,
Lucas Breyet, 1598, _petit in-_12. _de_ 46 _pag._ (VOY. le Bulletin du
bibliophile,_ etc. Paris, Tchener, 1839, 3e srie, pp 885-893.)







End of the Project Gutenberg EBook of Quelques Recherches sur le tombeau de
Virgile au mont Pausilipe (1840), by Gabriel Peignot

*** END OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK QUELUQUE RECHERCHES ***

***** This file should be named 17602-8.txt or 17602-8.zip *****
This and all associated files of various formats will be found in:
        http://www.gutenberg.org/1/7/6/0/17602/

Produced by Zoran Stefanovic, Eric Vautier and the Online
Distributed Proofreaders Europe at http://dp.rastko.net.
This file was produced from images generously made available
by the Bibliothque nationale de France (BnF/Gallica)


Updated editions will replace the previous one--the old editions
will be renamed.

Creating the works from public domain print editions means that no
one owns a United States copyright in these works, so the Foundation
(and you!) can copy and distribute it in the United States without
permission and without paying copyright royalties.  Special rules,
set forth in the General Terms of Use part of this license, apply to
copying and distributing Project Gutenberg-tm electronic works to
protect the PROJECT GUTENBERG-tm concept and trademark.  Project
Gutenberg is a registered trademark, and may not be used if you
charge for the eBooks, unless you receive specific permission.  If you
do not charge anything for copies of this eBook, complying with the
rules is very easy.  You may use this eBook for nearly any purpose
such as creation of derivative works, reports, performances and
research.  They may be modified and printed and given away--you may do
practically ANYTHING with public domain eBooks.  Redistribution is
subject to the trademark license, especially commercial
redistribution.



*** START: FULL LICENSE ***

THE FULL PROJECT GUTENBERG LICENSE
PLEASE READ THIS BEFORE YOU DISTRIBUTE OR USE THIS WORK

To protect the Project Gutenberg-tm mission of promoting the free
distribution of electronic works, by using or distributing this work
(or any other work associated in any way with the phrase "Project
Gutenberg"), you agree to comply with all the terms of the Full Project
Gutenberg-tm License (available with this file or online at
http://gutenberg.org/license).


Section 1.  General Terms of Use and Redistributing Project Gutenberg-tm
electronic works

1.A.  By reading or using any part of this Project Gutenberg-tm
electronic work, you indicate that you have read, understand, agree to
and accept all the terms of this license and intellectual property
(trademark/copyright) agreement.  If you do not agree to abide by all
the terms of this agreement, you must cease using and return or destroy
all copies of Project Gutenberg-tm electronic works in your possession.
If you paid a fee for obtaining a copy of or access to a Project
Gutenberg-tm electronic work and you do not agree to be bound by the
terms of this agreement, you may obtain a refund from the person or
entity to whom you paid the fee as set forth in paragraph 1.E.8.

1.B.  "Project Gutenberg" is a registered trademark.  It may only be
used on or associated in any way with an electronic work by people who
agree to be bound by the terms of this agreement.  There are a few
things that you can do with most Project Gutenberg-tm electronic works
even without complying with the full terms of this agreement.  See
paragraph 1.C below.  There are a lot of things you can do with Project
Gutenberg-tm electronic works if you follow the terms of this agreement
and help preserve free future access to Project Gutenberg-tm electronic
works.  See paragraph 1.E below.

1.C.  The Project Gutenberg Literary Archive Foundation ("the Foundation"
or PGLAF), owns a compilation copyright in the collection of Project
Gutenberg-tm electronic works.  Nearly all the individual works in the
collection are in the public domain in the United States.  If an
individual work is in the public domain in the United States and you are
located in the United States, we do not claim a right to prevent you from
copying, distributing, performing, displaying or creating derivative
works based on the work as long as all references to Project Gutenberg
are removed.  Of course, we hope that you will support the Project
Gutenberg-tm mission of promoting free access to electronic works by
freely sharing Project Gutenberg-tm works in compliance with the terms of
this agreement for keeping the Project Gutenberg-tm name associated with
the work.  You can easily comply with the terms of this agreement by
keeping this work in the same format with its attached full Project
Gutenberg-tm License when you share it without charge with others.

1.D.  The copyright laws of the place where you are located also govern
what you can do with this work.  Copyright laws in most countries are in
a constant state of change.  If you are outside the United States, check
the laws of your country in addition to the terms of this agreement
before downloading, copying, displaying, performing, distributing or
creating derivative works based on this work or any other Project
Gutenberg-tm work.  The Foundation makes no representations concerning
the copyright status of any work in any country outside the United
States.

1.E.  Unless you have removed all references to Project Gutenberg:

1.E.1.  The following sentence, with active links to, or other immediate
access to, the full Project Gutenberg-tm License must appear prominently
whenever any copy of a Project Gutenberg-tm work (any work on which the
phrase "Project Gutenberg" appears, or with which the phrase "Project
Gutenberg" is associated) is accessed, displayed, performed, viewed,
copied or distributed:

This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with
almost no restrictions whatsoever.  You may copy it, give it away or
re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included
with this eBook or online at www.gutenberg.org

1.E.2.  If an individual Project Gutenberg-tm electronic work is derived
from the public domain (does not contain a notice indicating that it is
posted with permission of the copyright holder), the work can be copied
and distributed to anyone in the United States without paying any fees
or charges.  If you are redistributing or providing access to a work
with the phrase "Project Gutenberg" associated with or appearing on the
work, you must comply either with the requirements of paragraphs 1.E.1
through 1.E.7 or obtain permission for the use of the work and the
Project Gutenberg-tm trademark as set forth in paragraphs 1.E.8 or
1.E.9.

1.E.3.  If an individual Project Gutenberg-tm electronic work is posted
with the permission of the copyright holder, your use and distribution
must comply with both paragraphs 1.E.1 through 1.E.7 and any additional
terms imposed by the copyright holder.  Additional terms will be linked
to the Project Gutenberg-tm License for all works posted with the
permission of the copyright holder found at the beginning of this work.

1.E.4.  Do not unlink or detach or remove the full Project Gutenberg-tm
License terms from this work, or any files containing a part of this
work or any other work associated with Project Gutenberg-tm.

1.E.5.  Do not copy, display, perform, distribute or redistribute this
electronic work, or any part of this electronic work, without
prominently displaying the sentence set forth in paragraph 1.E.1 with
active links or immediate access to the full terms of the Project
Gutenberg-tm License.

1.E.6.  You may convert to and distribute this work in any binary,
compressed, marked up, nonproprietary or proprietary form, including any
word processing or hypertext form.  However, if you provide access to or
distribute copies of a Project Gutenberg-tm work in a format other than
"Plain Vanilla ASCII" or other format used in the official version
posted on the official Project Gutenberg-tm web site (www.gutenberg.org),
you must, at no additional cost, fee or expense to the user, provide a
copy, a means of exporting a copy, or a means of obtaining a copy upon
request, of the work in its original "Plain Vanilla ASCII" or other
form.  Any alternate format must include the full Project Gutenberg-tm
License as specified in paragraph 1.E.1.

1.E.7.  Do not charge a fee for access to, viewing, displaying,
performing, copying or distributing any Project Gutenberg-tm works
unless you comply with paragraph 1.E.8 or 1.E.9.

1.E.8.  You may charge a reasonable fee for copies of or providing
access to or distributing Project Gutenberg-tm electronic works provided
that

- You pay a royalty fee of 20% of the gross profits you derive from
     the use of Project Gutenberg-tm works calculated using the method
     you already use to calculate your applicable taxes.  The fee is
     owed to the owner of the Project Gutenberg-tm trademark, but he
     has agreed to donate royalties under this paragraph to the
     Project Gutenberg Literary Archive Foundation.  Royalty payments
     must be paid within 60 days following each date on which you
     prepare (or are legally required to prepare) your periodic tax
     returns.  Royalty payments should be clearly marked as such and
     sent to the Project Gutenberg Literary Archive Foundation at the
     address specified in Section 4, "Information about donations to
     the Project Gutenberg Literary Archive Foundation."

- You provide a full refund of any money paid by a user who notifies
     you in writing (or by e-mail) within 30 days of receipt that s/he
     does not agree to the terms of the full Project Gutenberg-tm
     License.  You must require such a user to return or
     destroy all copies of the works possessed in a physical medium
     and discontinue all use of and all access to other copies of
     Project Gutenberg-tm works.

- You provide, in accordance with paragraph 1.F.3, a full refund of any
     money paid for a work or a replacement copy, if a defect in the
     electronic work is discovered and reported to you within 90 days
     of receipt of the work.

- You comply with all other terms of this agreement for free
     distribution of Project Gutenberg-tm works.

1.E.9.  If you wish to charge a fee or distribute a Project Gutenberg-tm
electronic work or group of works on different terms than are set
forth in this agreement, you must obtain permission in writing from
both the Project Gutenberg Literary Archive Foundation and Michael
Hart, the owner of the Project Gutenberg-tm trademark.  Contact the
Foundation as set forth in Section 3 below.

1.F.

1.F.1.  Project Gutenberg volunteers and employees expend considerable
effort to identify, do copyright research on, transcribe and proofread
public domain works in creating the Project Gutenberg-tm
collection.  Despite these efforts, Project Gutenberg-tm electronic
works, and the medium on which they may be stored, may contain
"Defects," such as, but not limited to, incomplete, inaccurate or
corrupt data, transcription errors, a copyright or other intellectual
property infringement, a defective or damaged disk or other medium, a
computer virus, or computer codes that damage or cannot be read by
your equipment.

1.F.2.  LIMITED WARRANTY, DISCLAIMER OF DAMAGES - Except for the "Right
of Replacement or Refund" described in paragraph 1.F.3, the Project
Gutenberg Literary Archive Foundation, the owner of the Project
Gutenberg-tm trademark, and any other party distributing a Project
Gutenberg-tm electronic work under this agreement, disclaim all
liability to you for damages, costs and expenses, including legal
fees.  YOU AGREE THAT YOU HAVE NO REMEDIES FOR NEGLIGENCE, STRICT
LIABILITY, BREACH OF WARRANTY OR BREACH OF CONTRACT EXCEPT THOSE
PROVIDED IN PARAGRAPH F3.  YOU AGREE THAT THE FOUNDATION, THE
TRADEMARK OWNER, AND ANY DISTRIBUTOR UNDER THIS AGREEMENT WILL NOT BE
LIABLE TO YOU FOR ACTUAL, DIRECT, INDIRECT, CONSEQUENTIAL, PUNITIVE OR
INCIDENTAL DAMAGES EVEN IF YOU GIVE NOTICE OF THE POSSIBILITY OF SUCH
DAMAGE.

1.F.3.  LIMITED RIGHT OF REPLACEMENT OR REFUND - If you discover a
defect in this electronic work within 90 days of receiving it, you can
receive a refund of the money (if any) you paid for it by sending a
written explanation to the person you received the work from.  If you
received the work on a physical medium, you must return the medium with
your written explanation.  The person or entity that provided you with
the defective work may elect to provide a replacement copy in lieu of a
refund.  If you received the work electronically, the person or entity
providing it to you may choose to give you a second opportunity to
receive the work electronically in lieu of a refund.  If the second copy
is also defective, you may demand a refund in writing without further
opportunities to fix the problem.

1.F.4.  Except for the limited right of replacement or refund set forth
in paragraph 1.F.3, this work is provided to you 'AS-IS' WITH NO OTHER
WARRANTIES OF ANY KIND, EXPRESS OR IMPLIED, INCLUDING BUT NOT LIMITED TO
WARRANTIES OF MERCHANTIBILITY OR FITNESS FOR ANY PURPOSE.

1.F.5.  Some states do not allow disclaimers of certain implied
warranties or the exclusion or limitation of certain types of damages.
If any disclaimer or limitation set forth in this agreement violates the
law of the state applicable to this agreement, the agreement shall be
interpreted to make the maximum disclaimer or limitation permitted by
the applicable state law.  The invalidity or unenforceability of any
provision of this agreement shall not void the remaining provisions.

1.F.6.  INDEMNITY - You agree to indemnify and hold the Foundation, the
trademark owner, any agent or employee of the Foundation, anyone
providing copies of Project Gutenberg-tm electronic works in accordance
with this agreement, and any volunteers associated with the production,
promotion and distribution of Project Gutenberg-tm electronic works,
harmless from all liability, costs and expenses, including legal fees,
that arise directly or indirectly from any of the following which you do
or cause to occur: (a) distribution of this or any Project Gutenberg-tm
work, (b) alteration, modification, or additions or deletions to any
Project Gutenberg-tm work, and (c) any Defect you cause.


Section  2.  Information about the Mission of Project Gutenberg-tm

Project Gutenberg-tm is synonymous with the free distribution of
electronic works in formats readable by the widest variety of computers
including obsolete, old, middle-aged and new computers.  It exists
because of the efforts of hundreds of volunteers and donations from
people in all walks of life.

Volunteers and financial support to provide volunteers with the
assistance they need, is critical to reaching Project Gutenberg-tm's
goals and ensuring that the Project Gutenberg-tm collection will
remain freely available for generations to come.  In 2001, the Project
Gutenberg Literary Archive Foundation was created to provide a secure
and permanent future for Project Gutenberg-tm and future generations.
To learn more about the Project Gutenberg Literary Archive Foundation
and how your efforts and donations can help, see Sections 3 and 4
and the Foundation web page at http://www.pglaf.org.


Section 3.  Information about the Project Gutenberg Literary Archive
Foundation

The Project Gutenberg Literary Archive Foundation is a non profit
501(c)(3) educational corporation organized under the laws of the
state of Mississippi and granted tax exempt status by the Internal
Revenue Service.  The Foundation's EIN or federal tax identification
number is 64-6221541.  Its 501(c)(3) letter is posted at
http://pglaf.org/fundraising.  Contributions to the Project Gutenberg
Literary Archive Foundation are tax deductible to the full extent
permitted by U.S. federal laws and your state's laws.

The Foundation's principal office is located at 4557 Melan Dr. S.
Fairbanks, AK, 99712., but its volunteers and employees are scattered
throughout numerous locations.  Its business office is located at
809 North 1500 West, Salt Lake City, UT 84116, (801) 596-1887, email
business@pglaf.org.  Email contact links and up to date contact
information can be found at the Foundation's web site and official
page at http://pglaf.org

For additional contact information:
     Dr. Gregory B. Newby
     Chief Executive and Director
     gbnewby@pglaf.org


Section 4.  Information about Donations to the Project Gutenberg
Literary Archive Foundation

Project Gutenberg-tm depends upon and cannot survive without wide
spread public support and donations to carry out its mission of
increasing the number of public domain and licensed works that can be
freely distributed in machine readable form accessible by the widest
array of equipment including outdated equipment.  Many small donations
($1 to $5,000) are particularly important to maintaining tax exempt
status with the IRS.

The Foundation is committed to complying with the laws regulating
charities and charitable donations in all 50 states of the United
States.  Compliance requirements are not uniform and it takes a
considerable effort, much paperwork and many fees to meet and keep up
with these requirements.  We do not solicit donations in locations
where we have not received written confirmation of compliance.  To
SEND DONATIONS or determine the status of compliance for any
particular state visit http://pglaf.org

While we cannot and do not solicit contributions from states where we
have not met the solicitation requirements, we know of no prohibition
against accepting unsolicited donations from donors in such states who
approach us with offers to donate.

International donations are gratefully accepted, but we cannot make
any statements concerning tax treatment of donations received from
outside the United States.  U.S. laws alone swamp our small staff.

Please check the Project Gutenberg Web pages for current donation
methods and addresses.  Donations are accepted in a number of other
ways including checks, online payments and credit card donations.
To donate, please visit: http://pglaf.org/donate


Section 5.  General Information About Project Gutenberg-tm electronic
works.

Professor Michael S. Hart is the originator of the Project Gutenberg-tm
concept of a library of electronic works that could be freely shared
with anyone.  For thirty years, he produced and distributed Project
Gutenberg-tm eBooks with only a loose network of volunteer support.


Project Gutenberg-tm eBooks are often created from several printed
editions, all of which are confirmed as Public Domain in the U.S.
unless a copyright notice is included.  Thus, we do not necessarily
keep eBooks in compliance with any particular paper edition.


Most people start at our Web site which has the main PG search facility:

     http://www.gutenberg.org

This Web site includes information about Project Gutenberg-tm,
including how to make donations to the Project Gutenberg Literary
Archive Foundation, how to help produce our new eBooks, and how to
subscribe to our email newsletter to hear about new eBooks.
